Décroissance de la mémoire

La décroissance de la mémoire fait référence à la perte de mémoire au fil du temps. Il existe généralement trois types de mémoire : La mémoire sensorielle, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme.

Décroissance ou incapacité à récupérer

Oublie-t-on parce que l’information a disparu, ou oublie-t-on parce qu’on ne peut pas accéder à l’information qui est encore présente ? Il est difficile de distinguer les deux. Cependant, il existe des preuves que nous retenons plus que ce que nous pouvons récupérer.

Expérience : (Nelson 1971) – Apprendre des associations par paires (des chiffres aux noms). Testé 2 semaines plus tard pour voir lesquelles ont été retenues. Puis on leur a donné un nouveau matériel à apprendre qui comportait certains des chiffres oubliés, à la fois avec et sans leurs noms d’origine.

Résultats : Les sujets ont réappris les associations originales plus rapidement (malgré le fait qu’ils ne pouvaient pas les rappeler). Cela suggère que certaines informations associatives ont été conservées. Une interprétation possible : la force des souvenirs diminue progressivement. Si ces forces tombent en dessous d’un certain seuil, nous ne pouvons pas nous rappeler l’information, mais la trace de mémoire restante est toujours là pour faciliter le réapprentissage.

Décroissance ou interférence

L’oubli est-il dû à la décroissance des informations inutilisées, ou à l’interférence des nouvelles informations avec les anciennes ? Différents types de preuves sont proposés pour chaque position.

Une étude de la recherche sur l’oubli a conclu que le taux auquel nous oublions des informations se conforme généralement à une loi de puissance : nous oublions beaucoup au début, mais avec le temps le taux d’oubli diminue.

La diminution de la potentialisation à long terme suit une loi de puissance similaire. Ces faits sont interprétés par certains comme la preuve d’un taux de décroissance physiologiquement déterminé.

Expériences d’interférence Expérience typique (paradigme A-D C-D) :

1. Les sujets apprennent tous l’association A-B (entre les éléments de la liste A et les éléments de la liste B).

2. Les sujets expérimentaux apprennent les associations A-D (qui utilisent les mêmes éléments de stimuli que les associations A-B), tandis que les sujets témoins apprennent l’association C-D.

3. Tout le monde est testé sur les associations A-B.

Résultats typiques : Les sujets expérimentaux mettent plus de temps à apprendre leur deuxième série d’associations que les sujets témoins, et font plus d’erreurs au test A-B. Les sujets expérimentaux mettent plus de temps à apprendre leur deuxième série d’associations que les témoins, et font plus d’erreurs au test A-B. Ces résultats sont interprétés comme une preuve que l’apprentissage de nouvelles associations à des stimuli entraîne l’oubli des anciennes associations. Cependant, l’interférence ne se produit pas avec le matériel factuel lorsque les faits supplémentaires sont redondants avec (par exemple, liés de manière causale) les faits originaux.

Effet de ventilateur (un modèle) – Les effets d’interférence peuvent être modélisés comme un affaiblissement de la propagation de l’activation sur plusieurs liens dans un réseau propositionnel.

Le stimulus active les nœuds du concept.- Une quantité fixe (limitée) d’activation se propage des nœuds activés sur les liens associatifs, divisée également entre les liens. (Ainsi, plus il y a de liens, moins l’activation par lien est importante.) L’activation converge vers les nœuds propositionnels (réponses candidates) jusqu’à ce qu’une réponse émerge. Le temps d’identification de la réponse est inversement proportionnel au niveau d’activation.

Décroissance ou interférence ? Certains prétendent que l’interférence peut produire l’apparence de la décroissance bien qu’il semble, que les deux mécanismes soient impliqués dans l’oubli ou la perte de mémoire.

Décroissance ou déplacement

Décroissance : les informations qui ne sont pas répétées disparaissent avec le temps.Déplacement : les informations retenues dans la STM sont repoussées par les informations nouvellement arrivées.Le déplacement est le plus susceptible de se produire lorsque la limite de capacité de la STM a été atteinte (environ 7 unités d’information).La version originale du modèle d’Atkinson-Shiffrin mettait l’accent sur la décroissance comme principale cause d’oubli dans la STM. Leur version ultérieure mettait l’accent sur le déplacement.

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