Grands caps

La route traditionnelle des clippers suivait les vents des quarantièmes rugissants au sud des grands caps. En raison des dangers importants qu’ils présentaient pour la navigation, les grands caps sont devenus des points de repère importants dans le voyage en mer. Les grands caps sont devenus des points de référence communs, bien que d’autres caps proches (section suivante) aient pu être plus méridionaux ou partager la même notabilité.

Aujourd’hui, les grands caps figurent en bonne place dans les courses de voiliers océaniques, avec de nombreuses courses et des marins individuels qui suivent la route du clipper. Une circumnavigation par les grands caps est considérée comme un exploit remarquable. Le navigateur Joshua Slocum a effectué le premier tour du monde en solitaire en 1895-98, et la Joshua Slocum Society International a décerné son prix Golden Circle de niveau 3 aux marins qui ont fait le tour du monde en solitaire en passant par les grands caps.

Dans son livre Le long chemin, Bernard Moitessier tente d’exprimer la signification pour un marin des grands caps :

La géographie du marin n’est pas toujours celle du cartographe, pour qui un cap est un cap, avec une latitude et une longitude. Pour le marin, un grand cap est à la fois un ensemble très simple et extrêmement compliqué de rochers, de courants, de mers déferlantes et de vagues immenses, de bons vents et de coups de vent, de joies et de peurs, de fatigue, de rêves, de mains douloureuses, de ventres vides, de moments merveilleux, de souffrances parfois. Un grand cap, pour nous, ne peut pas s’exprimer uniquement en longitude et en latitude. Un grand cap a une âme, avec des ombres et des couleurs très douces, très violentes. Une âme aussi douce que celle d’un enfant, aussi dure que celle d’un criminel. Et c’est pour cela que nous y allons.

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *